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Avec cet article, je poursuis ma série de publications sur les tueurs en série qui semblent nous fasciner tous autant qu’ils sont. Après vous avoir parlé du plus jeune tueur en série du monde puis avoir fait un état des lieux des tueurs qui portent un prénom comme nom de famille, voici une nouvelle problématique en lien avec ce sujet. Quand on lit les articles de presse qui sont écrits sur des serial killers, on se rend compte que très souvent, on leur donne des surnoms ridicules. Et la presse écrite n’est pas la seule fautive. Les médias audiovisuels comme la radio et la télé ont aussi leur part de responsabilité là-dedans… Bref, voici un petit état des lieux de ces surnoms que l’on aimerait ne pas avoir à porter !


Des surnoms plus ridicules les uns que les autres

Parfois, j’en viens à me demander comment font les journalistes qui trouvent ces surnoms aux tueurs sur lesquels ils écrivent. Si certains surnoms ont un lien direct avec la nature des crimes de leur auteur, d’autres sont tellement recherchés qu’ils semblent tirés par les cheveux. Comme vous pouvez vous en douter, j’ai fait ma petite enquête. Et je suis tombé sur des surnoms que j’aurais parfois préféré ne jamais trouver. Prenons par exemple Francis Heaulme, cet homme qui a commis des crimes ignobles. Saviez-vous que dans la presse, on l’appelait « le routard du crime » ? L’origine de ce surnom vient du fait qu’il a tué dans les quatre coins de la France… Rien d’exceptionnel, ce qui ne m’empêche pas de trouver ce surnom surcoté.

Et des surnoms ridicules, j’ai pu vous en trouver plein ! Ça vous dirait que je vous donne quelques exemples ? Allez je me lance ! Dans la presse, Michel Fourniret était communément appelé « l’ogre des Ardennes ». De quoi faire frémir, peut-être, mais bon… moyen, je trouve. Vous connaissez « Pierrot le fou » ? Moi non plus, mais c’est le petit surnom qui avait été donné à un assassin nommé Pierre Bodein. On continue ? Jacques Plumain, c’était « le fantôme de Kehl » alors que William MacDonald, était dit « le Mutilator ». Allez, un petit dernier : Aileen Wuornos était appelée « la demoiselle de la mort ». Même Stephen King n’a jamais trouvé un surnom aussi… ridicule pour un de ses personnages !

Michel Fourniret, dit l'ogre des Ardennes

Des surnoms qui manquent d’imagination

On vient de voir quel a plupart des surnoms donnés aux tueurs en série sont vraiment ridicules. Cela dit, nos amis journalistes manquent parfois d’imagination. Dans ce cas, ils utilisent un subterfuge qui semble jouer le rôle de passe-partout. En effet, ils prennent des mots comme « tueur », « monstre » ou encore « boucher » et collent à la suite un repère d’espace qui permet de localiser notre assassin. J’ai l’impression que vous appréciez les exemples, alors je vais vous en donner quelques-uns ! Guy George, un des meurtriers les plus connus en France, se faisait ainsi appeler « le tueur de l’est parisien ». Quant à Emile Louis, qui lui aussi a joui d’une certaine popularité, se faisait surnommer « le boucher de l’Yonne ».

Emile Louis, dit le boucher de l'Yonne

Et c’est là que je me dis que le journalisme, en tout cas quand il s’agit de traiter d’une affaire criminelle liée à un tueur en série, a ses limites. Au cours de mes recherches, j’ai souvent trouvé des surnoms commençant par « le boucher de… », « le vampire de… », « le cannibale de… » ou encore « le monstre de… » et « le tueur de… ». D’ailleurs, même certains scénaristes se laissent aller à ce genre de facilités, aussi bons soient-ils. Dans la série Dexter, le personnage principal n’était-il pas surnommé « le boucher de Bay Harbor » ? Et puis, je conclurai là-dessus : quand on parle d’événements aussi tragiques qu’une série de meurtres perpétrés par des êtres humains, doit-on faire preuve d’imagination ou vaut-il mieux rester sobre ? La question est posée.


Si cette série d’articles vous interpelle ou vous plaît, je vous invite à en parler autour de vous et à réagir en me laissant quelques commentaires. J’en ai d’ailleurs reçu quelques-uns, la semaine dernière, après avoir publié mon article intitulé « Avoir un nom qui est un prénom, un pré-requis pour être un tueur ? ». Et je vous en remercie. Rendez-vous la semaine prochaine pour aborder un sujet d’actualité en lien avec les tueurs en série : Pourquoi ne parvient-on pas à trouver où se cache Xavier Dupont de Ligonnès ?

3 responses to “LES SURNOMS RIDICULES QUE LA PRESSE AIME DONNER AUX SERIAL KILLERS”

  1. […] chaînes d’information en continu en raffolent. Elles adorent même leur trouver des surnoms ridicules pour faire parler d’eux. Les auteurs de polar, de thriller ou de roman policier également. Je suis d’ailleurs le […]

  2. […] il ne porte pas un nom de famille qui soit un prénom, comme certains assassins. Par ailleurs, la presse ne lui a jamais donné un surnom ridicule, à ma connaissance, comme elle aime habituellement le faire avec les serial killers. […]

  3. […] qui était un prénom, ce qui parfois semble être un pré-requis pour devenir un tueur en série. La presse, qui aime donner des surnoms ridicules au serial killers, a au moins eu la décence de ne pas lui en attribuer. D’ailleurs, je t’encourage […]

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