S’ils commettent des actes horribles, on ne peut pas nier le fait que les tueurs en série semblent fasciner le peuple. En France, les noms de Xavier Dupont de Ligonnès et Michel Fourniret sont associés à des séries de meurtres terribles. Ou encore Guy Georges (avoir un nom qui est un prénom est-il d’ailleurs un pré-requis ?). Et on en connaît d’autres, qui sont entrés dans la mémoire collective. Jack l’Éventreur, Charles Manson, Jeffrey Dahmer et j’en passe. L’objet de cet article, qui ouvre une série que vous pourrez suivre dans les mois à venir sur mon blog, consiste à se demander pourquoi ces tueurs en série nous fascinent autant. Mais aussi à se questionner sur leur omniprésence, que ce soit dans la littérature comme sur le petit écran.
Pourquoi les tueurs en série nous fascinent-ils autant ?
Les chaînes d’information en continu en raffolent. Elles adorent même leur trouver des surnoms ridicules pour faire parler d’eux. Les auteurs de polar, de thriller ou de roman policier également. Je suis d’ailleurs le premier à être fasciné par ces individus, que l’on tente de comprendre depuis des siècles. Mais pourquoi donc les tueurs en série nous fascinent-ils autant ?
Il faut comprendre que ce sont peut-être plus leurs actes que leur psychologie qui parfois nous attire. Quand on fait état de leurs différents meurtres, en tout cas je parle pour mon cas personnel, on en vient à se demander comment un être humain peut avoir autant de haine en lui pour infliger les pires sorts à ses victimes. De mon côté, j’en reviens toujours à la même question. Qu’est-ce qui fait qu’une personne a priori normale va franchir une certaine limite, allant jusqu’à blesser mortellement son prochain ?
J’ai du mal à m’y faire. J’ai déjà voulu du mal à des gens, soit parce qu’ils n’avaient pas été sympas avec moi soit parce qu’ils étaient détestables (oui, ça existe). Mais je n’ai jamais été jusqu’à souhaiter leur mort et encore moins jusqu’à passer à l’acte.
L’acte en lui-même, d’ailleurs. Parlons-en. La plupart du temps, les tueurs en série font preuve d’une imagination à faire pâlir les meilleurs scénaristes et les meilleurs auteurs. Quand il s’agit de cacher un corps sans vie, là aussi ils vont au-delà de tout ce que l’on pourrait penser. Certains vont user de stratagèmes incroyables et tenter de mettre leurs victimes dans des lieux plus insolites les uns que les autres. Il y a là aussi un paramètre qui permet de nous fasciner. Parce que nous, pauvres mortels, n’avons pas cette imagination qu’ont les tueurs en série.
Par ailleurs, je terminerai ce paragraphe en émettant une hypothèse sur cette fascination qu’ils provoquent chez nous. Peut-être que c’est aussi le fait qu’ils tuent plusieurs fois et semblent y prendre un malin plaisir qui, au-delà d’être gênant, attire notre attention. Si on suit ma façon de penser, on se dit qu’il est déjà très difficile de franchir la ligne blanche une fois. Mais les serial killers le font plusieurs fois et trouvent satisfaction dans l’acte de tuer. Pourquoi recommenceraient-ils, sinon ?

Un puits sans fond pour la littérature et le cinéma
De nos jours, on entend sans cesse parler des tueurs en série. D’une part, parce que les médias s’en délectent dès lors qu’un procès a lieu. Les journaux, les radios et les chaînes de télévision adorent parler des victimes, de leurs tortionnaires ainsi que des erreurs qu’ils ont commises pour se faire attraper. Les noms de ces personnages affables entrent dans la mémoire collective. Et je pense que cela fait vendre du papier et favorise l’audimat. C’est comme si je posais la question : qui est le plus grand tueur en série que l’histoire ait connu ? Mon article atteindrait probablement des sommets…
C’est d’ailleurs une raison qui pousse les scénaristes à produire de plus en plus de séries télévisées sur des tueurs. Qu’ils soient serial killers ou non. La plus récemment connue étant celle produite et diffusée par la plateforme de streaming Netflix, sur le tueur américain Jeffrey Dahmer. Cette série, que nombre d’entre nous ont suivi avec attention, permet non pas de comprendre ce tueur. Mais au moins de se mettre dans sa peau pour imaginer comment on peut en arriver à passer la limite. Certaines scènes sont dures, certes, mais elles nourrissent aussi l’imagination de l’auteur que je suis.
Bon, j’en conviens tout de même : si les serial killers ont beaucoup d’imagination, ils semblent parfois en manquer quand on voit ce que des scénaristes sont capables de produire. Si on fouillait dans les archives du cinéma, de la télévision et de l’univers des séries, je pense qu’on trouverait de nombreuses œuvres qui évoquent des tueurs en série. Sans parler des adaptations de romans, comme « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert« de Joël Dicker ou encore « Mr Mercedes » de Stephen King.
La littérature, parlons-en ! Tous les aficionados de romans policiers ou de polars vous le diront. Les meilleurs personnages ne sont pas toujours ceux des flics, mais parfois ceux des tueurs en série. Tout le monde se souvient de Hannibal Lecter. Ou encore de Dexter (même si là j’extrapole vers le monde de la série télévisée). Qu’est-ce qui rend ces personnages si attrayants ? Leur côté humain, peut-être. Ou le fait qu’ils n’existent pas et c’est mieux comme ça ! Cela dit, comme je le disais précédemment, les êtres humains peuvent être encore plus horribles que ce que l’on peut imaginer. Alors si on est bien heureux que certains personnages fictifs ne soient pas réels, on aimerait que certains tueurs n’existent pas vraiment…
À partir de maintenant, je publierai une fois par mois un article concernant cet univers des tueurs en série. Le premier concernera d’ailleurs le plus jeune tueur en série connu au monde, qui se nomme Amarjeet Sada. Mais nous évoquerons aussi d’autres sujets de fond, comme les femmes tueuses en série qui ont fait trembler le monde. Si cette série d’articles te plaît ou t’inspire quelque chose, je t’invite à me laisser un petit commentaire. Ou même à m’envoyer un petit message en passant par la page CONTACT de mon site internet. On se retrouve très bientôt pour continuer à évoquer cet univers des serial killers.





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