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CHRONIQUE – CHRISTIAN GUILLERME, URBEX SED LEX

En général, je ne chronique que les livres que j’ai vraiment aimés. Comme vous le savez, je suis moi-même auteur et je sais qu’il n’est jamais plaisant de recevoir une critique négative. Cependant, je sais aussi une chose : si elle est constructive, cela passe mieux et l’auteur peut comprendre ce qui n’a pas plu dans son livre. Car, comme le dit l’adage : on ne peut pas plaire à tout le monde. Et ce n’est pas rien de dire que je n’ai pas été convaincu par « Urbex Sed Lex », de Christian Guillerme !


La première question que vous allez vous poser à la lecture de cette chronique sera : pourquoi parler de ce livre si celui-ci ne lui a pas plu ? Tout d’abord, si je me suis plongé dans « Urbex Sed Lex », c’est parce que j’ai vu ce livre beaucoup tourner sur les différents groupes Facebook où je suis inscrit. J’y suis pour mon métier d’auteur, mais cela me donne des idées de lecture. En voyant les retours positifs sur le livre de Christian Guillerme, je me suis dit qu’il devait être bien et le sujet me donnait envie de le lire. Et de le chroniquer, parce que j’étais sûr d’aimer ce thriller ! Pourtant, plusieurs éléments m’ont gêné dans ce livre et font que mon ressenti global n’est pas si positif. D’ailleurs, en consultant les avis sur Amazon, je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul…

Des personnages lisses, des dialogues décevants

La première chose qui m’a déçu dans ce livre, c’est la construction des personnages. En effet, nous suivons tout au long de l’intrigue quatre jeunes (répartis en deux couples) qui aiment faire de l’urbex. Si vous ne savez pas ce que c’est, je vous laisse chercher… J’ai trouvé difficile de les distinguer. Ils n’ont rien de particulier qui permettrait de les reconnaître au premier coup d’œil et leurs caractères ne sont pas assez développés à mon goût. Par ailleurs, j’ai trouvé les dialogues entre ces personnages plutôt plats. Ils faisaient difficilement avancer l’intrigue et parfois, les échanges entre l’homme et la femme dans un même couple étaient mièvres et loin d’être naturels. Sans parler des surnoms ridicules donnés par l’une des jeunes femmes à son petit-ami, qui font perdre un peu ce côté stressant que peuvent avoir les thrillers dans ce genre.

Une intrigue pas toujours bien ficelée

Globalement, l’intrigue n’est pas mal ficelée. Quatre jeunes sont invités à aller faire une sortie d’urbex dans un lieu désaffecté. Ils relèvent le défi et on apprend petit à petit qu’il s’agit d’une chasse à l’homme menée par des sortes d’anciens militaires. L’idée de base n’est pas si mal, mais j’ai quand même trouvé qu’on s’y perdait parfois. Le début de l’action a été long, selon mon ressenti. Une fois ces quatre personnages dans le lieu désaffecté où on les a envoyés, on s’attendait à ce qu’ils passent un mauvais moment. Ce qui rattrape un peu ma déception, c’est la sous-intrigue concernant ce commando de chasseurs d’hommes. Ces personnages ont peut-être un peu plus de relief, et l’auteur leur a construit une vraie histoire, contrairement à ses personnages principaux. S’il avait pu faire la même chose en construisant mieux son intrigue, je pense que j’aurais mieux apprécié son livre.

Une écriture qui prête à réfléchir

Enfin, mon œil d’auteur a remarqué quelques éléments gênants dans l’écriture de Christian Guillerme pour « Urbex Sed Lex ». D’une part, j’ai trouvé qu’il utilisait trop d’adjectifs pour décrire les lieux, les actions des personnages ou encore leur apparence. Il peut être bien d’apporter parfois des précisions au lecteur, mais il faut aussi lui laisser une part d’imagination. Si j’ai appris une chose en me formant à l’écriture (car oui, je me forme en continu), c’est que trop de détails tuent les détails. D’autre part, certains termes techniques étaient utilisés à bon escient, pour faire avancer l’intrigue, mais d’autres n’avaient pas forcément leur place. Ils alourdissaient les phrases et je pense qu’on aurait pu s’en passer. Mais ce n’est que mon avis et ce n’est pas ce qui m’a le plus gêné à la lecture de ce roman.


Vous l’aurez compris, je n’ai pas été séduit par « Urbex Sed Lex ». J’aurais pu me passer de cette chronique, mais je voulais aussi vous montrer qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Beaucoup de gens ont adoré ce livre, mais je n’en fais pas partie. Ce n’est pas grave et cela n’empêchera pas l’auteur de poursuivre sa carrière. Cependant, comme j’ai argumenté mon propos, cela peut l’aider à comprendre pourquoi certains lecteurs ne sont pas rentrés dans son livre. Et vous, avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ? Je vous invite à me le dire en commentaire !

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