LA BÊTA-LECTURE, UN ÉLÉMENT INDISPENSABLE À L’ÉCRITURE D’UN ROMAN

Hello la compagnie, pour le premier article de ce nouveau site, je voulais vous parler d’un élément essentiel et indispensable quand on souhaite publier un roman : la bêta-lecture. Si vous ne le savez pas encore, je suis en train de mettre un point final à mon deuxième roman (disponible très bientôt), et je me suis rendu compte du caractère essentiel de cette étape que l’on ne peut pas prendre à la légère.


Avant de vous parler de la bêta-lecture, je tiens à vous rassurer : je ne l’ai pas découverte lors du processus d’écriture de mon deuxième roman, qui sortira bientôt (mais je vous en reparlerai en temps voulu…) ! Pour mon recueil de nouvelles « Des Aventures Hors du Commun », et plus tard pour mon premier roman « Double Face », j’avais déjà eu recours aux services de quelques bêta-lectrices. Mais je n’avais pas encore compris l’extrême attention qu’il fallait y porter et l’importance d’en avoir plusieurs, entre trois et cinq dans mon cas, ce qui est un bon nombre si vous voulez mon humble avis. Pourquoi cette étape est-elle si importante dans le processus de création d’un roman ? Je vais essayer d’y répondre pour étayer mon propos.

Tout d’abord, la bêta-lecture permet de corriger les répétitions qui peuvent se trouver dans le texte que nous avons écrit, ainsi que les fautes d’orthographe et de conjugaison. Même si nous faisons toutes et tous très attention quand nous écrivons, même si – en tant qu’auteurs – nous nous relisons plusieurs fois, nous ne sommes pas infaillibles. Nous laissons forcément traîner quelques fautes, trop pris par le fond de l’histoire que nous voulons raconter. Je parle d’expérience. Parfois, quand je me relis, j’hallucine sur les fautes que j’ai pu faire. Et sur la globalité d’un roman, il est impossible de toutes les voir soi-même. Voilà pourquoi la relecture par des personnes extérieures à notre manuscrit est très importante. Pareil pour les répétitions. Et ça, je m’en suis rendu compte il y a peu. Lorsque nous écrivons, il peut nous arriver de souvent faire revenir les mêmes mots ou les mêmes expressions. Là encore, la bêta-lecture peut servir à les pointer et à les éviter. Je remercie d’ailleurs déjà mes bêta-lectrices, qui pour mon prochain livre m’ont beaucoup aidé ! Je vous en dirai plus sur elles après la sortie de ce roman, et bien sûr leurs noms apparaîtront dans les remerciements. Au passage – je préfère vous le dire maintenant avant que cela vous agace -, pardonnez-moi mais si je ne donne pas le titre de ce roman à paraître courant juin, c’est parce que je ne l’ai pas encore dévoilé…Tout vient à point à qui sait attendre !

Deuxième point, la bêta-lecture est également essentielle car elle permet d’éviter les incohérences qui pourraient se trouver dans notre texte. Un roman, c’est très long à écrire. L’auteur construit tout un univers, une vie à ses personnages et parfois, il peut s’y perdre en cours de route. Je m’en suis rendu compte, là aussi, lors de l’écriture et ensuite lors de la relecture du manuscrit de mon deuxième roman. Pour les gens qui ne le savent pas encore, il s’agit de la suite d’une nouvelle parue dans le recueil « Des Aventures Hors du Commun ». Il fallait donc que tout soit cohérent dans la vie des personnages, leur caractère et leur façon d’agir. Concernant un des personnages, je me suis rendu compte moi-même que j’avais fait des erreurs sur son passé entre la nouvelle originelle et le roman. Ce que j’ai corrigé, mais d’autres incohérences ont pu apparaître. Je vais vous donner un exemple. Dans l’histoire que j’ai écrite, un des personnages a la capacité de lire dans les pensées. Il doit passer le baccalauréat et va découvrir les sujets à l’avance. Seulement, au départ, je lui avais fait lire dans les pensées d’un professeur pour découvrir le sujet de l’épreuve d’Histoire. Hors, au cours de sa relecture, une de mes bêta-lectrices qui s’y connaît mieux que moi sur les sujets du bac et s’est renseignée m’a fait pointer mon erreur : les profs ne connaissent pas les sujets à l’avance. Le recteur d’académie, en revanche, peut les connaître. J’ai donc dû changer une partie de mon texte pour faire venir le recteur dans le lycée fréquenté par mon personnage pour qu’il puisse lire dans ses pensées et ainsi découvrir les sujets.

Ce que je veux vous démontrer, c’est que si je n’avais pas eu recours à la bêta-lecture, ce genre d’erreur serait restée dans mon texte. Et ce n’est qu’un exemple, sur l’ensemble d’un roman il peut y avoir d’autres incohérences et bien des fautes ! J’espère en tout cas, à travers cet article et les exemples que j’ai pu donner, vous avoir convaincu sur le caractère essentiel de la bêta-lecture, qu’il ne faut pas prendre à la légère…

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4 réflexions au sujet de « LA BÊTA-LECTURE, UN ÉLÉMENT INDISPENSABLE À L’ÉCRITURE D’UN ROMAN »

  1. Bonjour Yannick,
    Intéressant ton article, et as-tu posté ton manuscrit sur un site pour avoir des bêta-lecteurs ou bien l’as-tu fais lire dans ton entourage ?
    Car je cherche à faire lire le mien, gratuitement bien sûr et j’hésite à le poster par ex. sur MonbestSeller…
    Merci par avance de ton retour
    Lisa P.P.

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    1. Bonjour Lisa, désole si je vois ton commentaire un peu en retard… Je l’ai fait lire à des personnes de mon entourage et à des bêta-lectrices avec qui je suis en contact depuis quelques temps sur les réseaux sociaux. J’en ai rencontré une d’ailleurs en salon et on travaille ensemble depuis, il faut se faire des relations pour avoir des opportunités, je ne suis pas forcément pour ce genre de site. Bonne journée !

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  2. Ok, alors… Quelques questions pour te donner du grain à moudre. 🙂
    – Est-ce que tu briefes tes bêta-lecteurs avant la lecture ou est-ce que tu les laisses partir en freestyle ?
    – Est-ce que tu débriefes avec tes bêta-lecteurs, après avoir reçu leurs commentaires ?
    – De quoi se compose ton panel représentatif de béta-lecteurs ? Amis, familles, anonymes, collègues écrivains ? Respectes-tu des quotas homme/femme, vioc/jeune, nain/géant ?
    – Combien de béta-lectures préconises-tu idéalement pour un manuscrit ?
    – Est-ce que t’as déjà tenté de passer du côté obscur et de béta-lire le manuscrit de quelqu’un d’autre ?

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    1. Bonjour, beaucoup de questions mais je vais essayer de répondre un peu 😉 Je fais lire mon manuscrit à des personnes de mon entourage comme à des anonymes, en tout cinq personnes l’ont lu en bêta-lecture. Je briefe sur ce que je cherche dans ce « travail » et on débriefe ensemble après lecture. Je prends les conseils, les étudie et prends ensuite des décisions concernant mon texte 🙂 Perso la bêta-lecture ne me tente pas trop, même s’il m’arrive de lire des collègues auto-édités et de ne pas pouvoir m’empêcher de me dire : « tiens, j’aurais pu lui conseiller de faire comme ci ou comme ça, ou de corriger cette faute ou cette ponctuation. » ^^

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